Mardi 13 juin 2006
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23:03
Si j'ai écrit la mort d'un pote, c'est que la mort d'Ilan Halimi m'est apparue comme une "photographie", à tout point de vue, de notre pays. Le gang qui l'a séquestré, torturé et finalement laissé pour mort s'est autoproclamé "Barbare", un nom qui, je crois, nous a bien aidé. Le barbare est celui qui s'inscrit en marge de la civilisation, qui réclame sa destruction. Il est donc une sorte de "monstre", il ne nous ressemble pas, il est une "anomalie" dans la société. Eh bien je crois au contraire que les membres du gang des Barbares étaient des enfants de leur génération, une génération pour laquelle la barbarie est devenue une normalité. Ainsi, pas plus tard que le week-end dernier, des adolescents étaient arrêtés à Marseille pour avoir séquestré pendant quarante-huit heures et violée une jeune fille. Les suspects n'étaient pas des repris de justice, mais, telle la majorité des membres du gang des Barbares, des jeunes gens comme on en croise des centaines... La barbarie n'est plus l'exclusité de quelques fous dangereux, mais bel et bien un fléau générationnel.
Par emilie freche
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Publié dans : la-mort-d-un-pote
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